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Ce n'est pas le droit suisse · Suisse · 30 octobre 2026

Svitolina et Monfils : ce que le droit suisse regarde, et ce qu'il laisse dehors

Selon MSN, Elina Svitolina a annoncé la fin de son couple avec Gaël Monfils, qui a pris sa défense face aux critiques en ligne. En Suisse, une séparation ne se règle pas sur les réseaux : le regard porte sur l'enfant et sur des décisions écrites.

Dessin de presse divorceinfo.ch, illustration générée par IA.

Ce qui s'est passé

Selon la brève de MSN (Bing Actualités) du 24 octobre 2026, la joueuse de tennis ukrainienne Elina Svitolina a annoncé, quelques jours plus tôt, son divorce avec le joueur français Gaël Monfils. Une vague de réactions acerbes a visé la sportive sur les réseaux sociaux. Monfils a pris sa défense, avec cette phrase reprise dans le titre : « Elle ne devait d'explication à personne ». La brève s'arrête là. Elle ne dit rien des enfants du couple, rien d'une procédure judiciaire, rien du droit applicable en Ukraine ou en France. Nous ne complétons pas ces blancs, et nous ne jugeons pas les personnes en cause.

En Suisse, que dirait le droit ?

La source ne décrit aucune règle ukrainienne ou française, et nous n'en ajoutons aucune : ces règles ne s'appliquent pas ici. À titre de comparaison, voici ce qu'un juge suisse ferait. Il réglerait l'autorité parentale, la garde, les relations personnelles et la contribution d'entretien (art. 133 al. 1 CC), en tenant compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l'enfant (art. 133 al. 2 CC). L'autorité parentale resterait conjointe (art. 296 al. 2 CC), et la garde alternée ne s'examinerait que si un parent ou l'enfant la demande (art. 298 al. 2ter CC). Le parent sans la garde conserverait son droit à des relations personnelles (art. 273 al. 1 CC). La notoriété des parents n'entre dans aucun de ces textes.

La différence qui compte

Un titre de presse et un jugement ne répondent pas à la même question. Le public commente un comportement ; le juge suisse, lui, part du bien de l'enfant et de pièces versées au dossier, sans peser les motifs de la séparation. Les deux parents doivent veiller à ne pas perturber les relations de l'enfant avec l'autre (art. 274 al. 1 CC). Si un parent voulait s'installer à l'étranger avec un enfant mineur, il faudrait l'accord de l'autre ou une décision (art. 301a al. 2 CC) ; en cas de déménagement, le point décisif est de savoir si le mode de prise en charge peut être maintenu (ATF 142 III 502, consid. 2.4.1). Ce que la brève ne dit pas : la version de l'autre partie, l'existence d'enfants mineurs, les pièces du dossier, et toute décision de justice.

« Elle ne devait d'explication à personne »

Gaël Monfils (selon le titre de la brève), MSN (Bing Actualités)

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Sources

Pour aller plus loin

Rédigé avec l'aide d'une IA à partir des sources citées, relu avant publication. Information générale sur le droit suisse, pas un conseil pour votre situation. Pour votre cas, parlez-en à un avocat ou à un service de conseil : trouver un avocat.

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