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Lecture · Suisse · 28 octobre 2026

Les enfants du divorce : quand le conflit pèse plus que la séparation

Deux psychologues rassemblent ce que disent les études sur les enfants de parents séparés. Leur constat, selon eux : c'est le conflit entre les parents, plus que la séparation, qui pèse sur l'enfant. Le droit suisse, lui, mise sur l'accord des parents et sur le bien de l'enfant.

Dessin de presse divorceinfo.ch, illustration générée par IA.

Le livre

« Les enfants du divorce. Psychologie de la séparation parentale », de Gérard Poussin et Élisabeth Martin-Lebrun, paraît chez Dunod en 2011 (ISBN 978-2-10-055233-7). Les deux auteurs sont psychologues ; l'ouvrage fait la synthèse des recherches sur les effets de la séparation sur l'enfant, selon son âge, le niveau de conflit entre les parents et l'organisation de la garde. C'est un livre de psychologie, pas de droit : il n'expose ni articles ni procédures. Le ton est universitaire, et la fiche de la bibliothèque le signale clairement : écrit en France, l'ouvrage renvoie à des institutions françaises, à transposer pour la Suisse.

Pour qui

Pour les parents qui traversent une séparation et veulent comprendre ce que vivent leurs enfants, sans chercher un mode d'emploi. Pour les professionnels aussi : avocats, médiateurs, intervenants scolaires ou sociaux qui accompagnent des familles. Le ton universitaire demande un peu de patience : l'ouvrage synthétise des recherches plutôt que de raconter des histoires de cas, et il ne promet pas de solution clé en main. Un parent en pleine crise trouvera plus directement de l'aide auprès d'un service de conseil, cité plus bas.

Ce qu'il apporte

Selon les auteurs, l'idée reçue voulant qu'une séparation abîme forcément l'enfant ne résiste pas aux études : ce serait le conflit entre les parents, plus que la rupture elle-même, qui pèserait sur lui. Le livre passe en revue ce que ces recherches disent selon l'âge de l'enfant et selon l'organisation de la garde. Il ne s'agit pas d'une promesse : les auteurs décrivent des tendances, pas des destins individuels. Le site ne fait pas de psychologie en son nom : ce constat est celui de l'ouvrage, et il peut aider à comprendre où placer l'effort.

Ce qu'il ne remplace pas

Un livre de psychologie ne remplace ni un avocat, ni un juge, ni un thérapeute. Pour les questions de garde, de relations personnelles ou d'entretien, c'est le droit suisse qui tranche : un parent peut notamment demander que son droit aux relations personnelles soit réglé (art. 273 al. 3 CC). Pour être accompagné, il existe la médiation, une consultation psychologique et le conseil aux parents de Pro Juventute, gratuit et jour et nuit, au 058 261 61 61. En cas de détresse, le 143 La Main Tendue ; pour les jeunes, le 147.

Le lien avec le droit suisse

En Suisse, l'autorité parentale conjointe est la règle pendant le mariage (art. 296 al. 2 CC). Quand le juge règle le sort des enfants, il tient compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l'enfant et, autant que possible, de l'avis de l'enfant (art. 133 al. 2 CC) ; il examine aussi la possibilité de la garde alternée si le père, la mère ou l'enfant le demande (art. 298 al. 2ter CC). Les parents doivent élever l'enfant sans recourir à la violence (art. 302 al. 1 CC), et la contribution d'entretien sert aussi à garantir sa prise en charge (art. 285 al. 2 CC). Les références françaises de l'ouvrage ne valent pas ici.

« c'est le conflit, plus que la séparation, qui pèse sur l'enfant »

Fiche de la bibliothèque divorceinfo.ch, divorceinfo.ch

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Sources

Pour aller plus loin

Rédigé avec l'aide d'une IA à partir des sources citées, relu avant publication. Information générale sur le droit suisse, pas un conseil pour votre situation. Pour votre cas, parlez-en à un avocat ou à un service de conseil : trouver un avocat.

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