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Ce n'est pas le droit suisse · Suisse · 23 octobre 2026

Svitolina et Monfils divorcent : ce que le droit suisse dirait d'un divorce international

Elina Svitolina annonce sur Instagram son divorce d'avec Gaël Monfils, après cinq ans de mariage. Deux nationalités, des domiciles incertains : en Suisse, la première question serait celle du tribunal compétent.

Dessin de presse divorceinfo.ch, illustration générée par IA.

Ce qui s'est passé

Selon MSN, Elina Svitolina a annoncé le lundi 19 octobre sur Instagram qu'elle divorçait de Gaël Monfils, après cinq ans de mariage. La dépêche parle d'un long message ; elle ne dit rien de plus. Aucune juridiction n'est nommée, aucun motif n'est avancé, aucune convention n'est évoquée, et l'on ignore où les deux sportifs sont domiciliés.

Ce silence compte. La joueuse est ukrainienne, le joueur français : deux nationalités, et des années passées sur les circuits, entre hôtels et tournois. Pour le droit, ces détails ne sont pas anecdotiques : ils décident quel tribunal pourra être saisi, et donc quelle loi s'appliquera à la suite.

En Suisse, que dirait le droit ?

Si l'un des époux était domicilié en Suisse, les tribunaux suisses du domicile de l'époux défendeur seraient compétents ; le sont aussi ceux du domicile de l'époux demandeur, si celui-ci réside en Suisse depuis une année ou est suisse (art. 59 LDIP). À l'intérieur du pays, le for appartient au tribunal du domicile de l'une des parties (art. 23 al. 1 CPC).

Le tribunal saisi appliquerait le droit suisse au divorce lui-même (art. 61 LDIP), et en principe à ses effets accessoires, sous réserve des règles sur le nom, l'entretien entre époux, le régime matrimonial, la filiation et la protection des mineurs (art. 63 al. 2 LDIP). Le partage d'une prétention de prévoyance professionnelle envers une institution suisse relèverait, lui, exclusivement des tribunaux suisses (art. 63 al. 1bis LDIP). Un jugement prononcé à l'étranger ne produirait ses effets en Suisse qu'après reconnaissance (art. 65 LDIP).

La différence qui compte

Ce que raconte le média, c'est une annonce : un message publié sur un réseau social, un jour donné. En Suisse, un divorce n'est pas un statut qu'on annonce, c'est un jugement. En cas de requête commune, le juge s'assure que les époux ont déposé leur requête et conclu leur convention après mûre réflexion et de leur plein gré (art. 111 al. 2 CC).

L'autre différence tient à l'international. Entre deux sportifs de nationalités différentes, la première question n'est pas « qui a droit à quoi », mais « quel juge, et selon quel droit » (art. 59 et 61 LDIP). Le message ne dit rien de tout cela, et ce n'est pas un reproche : une annonce n'a pas à le dire. Aucun élément public ne permet, à ce jour, de savoir devant quelle juridiction ce divorce sera traité, ni quel droit s'appliquera aux biens et aux prévoyances.

« Elina Svitolina a révélé sur Instagram qu'elle allait divorcer de Gaël Monfils, après cinq ans de mariage. »

MSN, Bing Actualités / MSN

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Sources

Pour aller plus loin

Rédigé avec l'aide d'une IA à partir des sources citées, relu avant publication. Information générale sur le droit suisse, pas un conseil pour votre situation. Pour votre cas, parlez-en à un avocat ou à un service de conseil : trouver un avocat.

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